LOVEMachineINSIDE

FAB Gallerie-Santa Monica-2017

Avec la performance LOVEMachineINSIDE je poursuis mon engagement vers la dénonciation des abus de comportement envers le genre féminin pour lui rendre sa part sacrée.

De tous temps, la poupée a revêtu un caractère symbolique et sacré. Mais dans les années 60, avec la poupée Bella en France ou avec Chatty Cathy la première poupée qui parle des Etats-Unis, la poupée est devenue, pour les enfants comme pour les adultes, fantasme et archétype, à la fois objet de consommation, d’identification et de substitution.

Grâce à la révolution féministe, la poupée est traitée comme un produit intelligent et réfléchi qui génère aujourd’hui 100’s million de dollars. Barbie, la plus connue créée par Mattel, a été inspirée après la guerre par la poupée Lilli. Basée sur une bande dessinée allemande, la Barbie a ainsi hérité de sa personnalité sexy dans un corps et avec un visage d'adulte.

En 2015, le New York Times Magazine s’interrogeait sur la nouvelle venue "Hello Barbie", poupée interactive connectée à internet en wifi avec laquelle on peut entretenir une relation d’intelligence et d’empathie.

Mais même avec la technologie, la poupée, presque 70 ans après reste un objet de fantaisie et de "fausses" croyances. 

 

Confrontant l’histoire et la symbolique de la poupée, la performance LOVEMachineINSIDE nous entraine une nouvelle fois dans une intimité surprenante et désarmante. Son installation nous pousse dans les bras d’une femme poupée consommable et sexuée pour nous en révéler la restriction et la superficialité.

©Isabelle Derigo