Virgin Transposition
galErie plasticO - grèce - 2020
La performance fait ici référence à l’art japonais du Kintsugi, qui consiste à réparer des poteries brisées à l’aide de poudre d’or. Ce geste de réparation, en tant que partie intégrante de l’histoire de l’objet, lui confère une valeur encore plus grande.
Le public est invité à exprimer ses parts brisées sur la toile noire, en utilisant des outils tels que des ciseaux ou des cutters, tandis que, de l’autre côté, Isabelle recoud au fil d’or ces blessures symbolisées. L’acte de suturer transforme la toile en une carte vivante de résilience : chaque couture marque une rupture passée, chaque fil affirme une unité retrouvée.
À la fin, la toile est entièrement cousue. Ce qui a été déchiré devient la structure même de l’œuvre.
Virgin Transposition explore la manière dont la guérison transforme la surface de notre être — non pas en effaçant les cicatrices, mais en les intégrant dans une nouvelle forme unifiée, où les traces de vulnérabilité deviennent le fondement de la beauté.
Derrière l'évidente poésie de cette performance, Isabelle continue d'interroger l'aliénation et la maltraitance des femmes encore au XXIème siècle, qu'elles se l'infligent elles-mêmes ou qu'elles le subissent.









